Autour du lac de Guerlédan

Novembre 2021 randonnée le long du lac de Guerlédan. Aujourd'hui Dimanche, Jippy est revenu de Vannes. Pourquoi ne pas faire, profitant du beau temps, un petit voyage dans notre passé. Chiche !

2021

7 Novembre 2021 randonnée le long du lac de Guerlédan.

Aujourd'hui Dimanche, Jippy est revenu de Vannes. Pourquoi ne pas faire, profitant du beau temps, un petit voyage dans notre passé. Chiche ! Nous partons pour une petite randonnée en vélo (en voiture cependant jusqu'à Mûr de Bretagne) le long du lac de Guerlédan, notre passé. Quand on a le nez sur les choses, on ne voit rien. C'est aujourd'hui seulement que je m'avise que les petites gares qui jalonnent l'ancienne voie de chemin de fer transformée en chemin sont très jolies, à commencer par celle de Mûr.

Et aujourd'hui seulement, grâce à internet, je sais tout sur cette ancienne voie de chemin de fer qui a pourtant jalonné notre passé. Ces anciens trains étaient alors pour nous des trains rêvés. Un peu d'histoire : La ligne est ouverte le 15 mai 1885 entre Carhaix et Rostrenen et le 17 mai 1902 entre Rostrenen et Loudéac. Elle constitue la ligne no 4 du Réseau Breton. Elle est fermée au trafic voyageur le 10 avril 1967.

Actuellement la ligne est transformée en voie verte. Il faut dire aussi que l'aménagement des "vélo routes" change tout. Le commence par ne rien reconnaître. Il faut dire qu'il en est passé de l'eau sous les ponts depuis que nous suivions cette piste pour aller faire du ski nautique: il y a 45 ans avec nos enfants, 25 avec nos petits-enfants. Tout va mieux quand nous dominons la "baie des cochons ", c’est à dire l'anse de Landroannec. Nos enfants ont fait leurs débuts en planche à voile dans cette anse. Au fond, il y avait, il y a toujours je crois une ferme avec un élevage de cochon où nos apprentis dérivaient fréquemment.

Non, Jippy, le passé ne reviendra pas ...

Occupons nous maintenant des gares : Caurel et puis une autre ( mais laquelle?) avec son horloge pour ne pas rater le train. Mais cette autre en fait est transformée en gîte.

Le viaduc de Bon Repos est toujours un spectacle intéressant. Encore faut-il apercevoir l'eau vive qui se cache sous la verdure

Parce que le train, nous ne le verrons plus passer ...

J'avoue que le paysage est méconnaissable. Et tant pis pour les gorges du Daoulas, nous arrivons à l'abbaye de Bon Repos qui était enfouie sous une jungle de mauvais aloi jusqu'à ce que notre ami Maurice Le Gallic en dégage des bribes avec son tracteur et déclenche sa restauration. Dans les années 80, il était à l'origine du pari fou de restaurer l'abbaye de Bon-Repos, en ruines à l'époque. Jacques du Pontavice avait réussi à lui faire concéder un bail emphytéotique de 99 ans par sa famille. Avec Hervé Pochon, il avait mobilisé une poignée de bénévoles autour de lui. 30 ans après, l'abbaye de Bon-Repos rayonne sur le Centre-Bretagne. Le télégramme.

Entre le temps passé et le présent, nous flottons quelque peu, ce qui ne nous empêche pas de nous restaurer au café des Pontavice, les seigneurs du pays. Vielle noblesse au moins : Ainsi, Guillaume du Pontavice, chevalier, figure dans le mandement du 23 août 1419, donné par le duc de Bretagne à son frère Richard, « pour mettre et bouter dehors aucun gens d'armes qui étaient venus piller le pays de Bretagne». Parmi les fiefs de la famille du Pontavice, existe encore de nos jours le site exceptionnel desForges des Salles , situé dans la forêt de Quénécan, à la limite des départements desCôtes-d'Armor et du Morbihan, dans les communes dePerret et deSainte-Brigitte. Les hauts-fourneaux de ces forges ont fonctionné pendant près de trois cents ans et se sont arrêtés en 1878. (le Télégramme)

Depuis que nous habitons à Carnac, nous avons eu le temps de nous faire un oeil neuf pour visiter de nouveau ce site si familier. Ce qui me paraît le plus caractéristique, c'est cette pierre noire qui donne à l'ensemble un air enchanté , une poésie étrange.

Le contraste entre cette architecture classique et cette pierre noire est irréel. Rentrons un peu plus dans la vie en suivant le canal de Nantes à Brest, au moins jusqu'à Caurel, hanté par l'ombre de Jeannot Barbeau et celle plus sympathique de la crêperie des Corniquel. Profitons des couleurs de l'automne, de la lumière sur la falaise bizarre.

Et pénétrons dans les temps modernes. Nous découvrons l'atelier de Paul Bonnel qui a quitté le chantier du Guip pour l'eau douce de la Bretagne intérieure. Et admirons le bel automne.

N'est-ce pas un peu magique de voyager dans le présent et le passé à la fois et baigner dans le charme d'une région lointaine et si proche.